Voilà maintenant deux mois que je vis à Montréal et j’ai décidé de vous faire un compte-rendu. En quelques observations, je vous laisse constater l’ampleur de l’urbanisation d’un jeune fou rural de 23 ans qui est devenu un vieux cinglé métropolitain de 24 ans!
1. Au Saguenay, je me souviens, il y avait l’autobus 12 que je trouvais très cocasse. J’avais l’impression qu’elle menait à une vieille taverne en bois pourri. À Montréal, ce sont les stations de métro «Monk», «Fabre» et «Parc» que je trouve loser. Je ne peux m’empêcher de penser que ces stations mènent à des commerces désolants du style buanderie et tressage de bracelets en cuirette.
2. Toujours au sujet du transport en commun, parlons des arrêts d’autobus. Au Saguenay, les gens attendent en mottons sur le coin de la rue. Et lorsque l’autobus arrive, ils entrent en mottons. À Montréal, les gens font la file: la première personne arrivée à l’arrêt sera la première à entrer dans l’autobus. Vous auriez dû voir l’air de boeuf de mes nouveaux concitoyens quand j’ai tenté une entrée «mottoneuse» lors de mon premier déplacement!
3. Les grands magasins de Montréal sont sensiblement les mêmes qu’au Saguenay, sauf qu’ils sont sur plusieurs étages. Prenons «La Baie» et «Archambault» à titre d’exemple. C’est bien facile de multiplier les gratte-ciel pour avoir l’air métropolitain lorsqu’on empile les commerces! Chicoutimi deviendra la métropole du Québec un jour… il ne reste qu’à transposer notre Wal-Mart sur 12 étages et ne pas tenter de le syndiquer.
4. À Montréal, tous les bars offrent des 2 pour 1 sur la bière. Au Saguenay, je n’ai jamais vu un tel spécial. Mais ce n’est pas si grave. Après tout, une grosse vaut bien deux petites!
5. Finalement, la chose qui m’a le plus marqué dans mon déménagement, c’est la simple action de traverser la rue. Au Saguenay, on traverse en courant de peur de se faire heurter par un trou d’cul de 18 ans avec une Honda Civic modifiée. À Montréal, la plupart des automobilistes laissent passer les piétons avant de tourner ou d’accélérer. C’est le monde à l’envers.




