Je n’aime pas Michel Beaudet, le créateur des têtes à claques. Je n’aime pas le voir à la télé parler des nouveaux sous-produits qu’il compte mettre sur le marché (trucs de téléphones portables, DVD pour Noël…). Bref, pour moi, c’est lui qui a une tête à claques.
Au dépanneur, il y a des boissons gazeuses des têtes à claques. Deux piastres la bouteille pour de la crème soda qui goûte exactement comme celle à 50 cents la cannette. Mais il faut payer pour les bonhommes laids sur la bouteille. Michel Beaudet est allé trop loin dans le mercantilisme crasse.
Je n’aime pas Michel Beaudet. Ils ont créé la catégorie Internet aux Oliviers pour récompenser ce gars-là. Ça fait près de 10 ans que des sites d’humour de qualité sont produits au Québec, mais ça aura pris un phénomène éphémère pour que les bonzes réalisent l’existence du média électronique.
Et quand j’y pense. Les têtes à claques, c’est loin d’être de l’humour. C’est parfaitement anodin et anecdotique. C’est un running gag qui s’éternise. La première fois, on rit des bonhommes qui sont plutôt bien foutus (avec la bouche et les yeux de Michel Beaudet, un gars qui, soit dit en passant, je n’aime pas). Mais quand le buzz est passé, on cherche les gags à travers les inepties. Beaudet pourrait engager Louis Morissette pour écrire des textes. Ça lui donnerait une excuse pour être tout sauf drôle.
Bref, je m’excuse pour l’inactivité de Spagati au cours des dernières semaines. La définition de l’humour sur Internet ces jours-ci ne m’interpelle pas. Certains diront que je suis jaloux de Michel Beaudet et de son succès. Le gars est devenu riche en faisant parler des poupées. Qui ne serait pas jaloux de ça ?
Ouais, ben c’est ça…




