Vous connaissez le verlan ? C’est cet espèce de «langage» inversé qui est populaire auprès des jeunes, surtout dans les milieux urbains en France. Grâce à la magie d’Internet, il m’arrive de discuter avec des lecteurs de Spagati européens. Un petit conseil : lâchez le verlan les amis, ce n’est pas très joli. On dirait un dialecte d’enfants qui tentent de faire des messages codés pour échapper à l’attention parentale. Tout le monde a déjà inversé des syllabes pour jouer quelques minutes avec des amis. Mais lorsqu’un jeu d’enfance devient assez sérieux pour forger l’identité d’un peuple, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
Ils disent «cheum» au lieu de «moche», «demer» à la place de «merde» et ils prennent le «tromé» plutôt que le «métro». C’est très louche, pour ne pas dire «chelou»! Si les anglicismes nuisent à la langue, le verlan ne l’aide pas non plus.
Au fond cette tragédie linguistique repose peut-être sur l’adage «tourner sa langue sept fois avant de parler». Je m’explique : sept étant un chiffre impair, on ne remet pas la langue à l’endroit après l’avoir tourné.
Y’a pas à dire, tout ça me met littéralement à l’envers!




